Ces visages sont ici désassemblés incarnent une critique de notre époque. Une époque où tout le monde observe, commente, juge. Où ça parle beaucoup, beaucoup trop. Les regards, les mots, les opinions deviennent des gestes violents, parfois silencieux, parfois insistants et qui empêchent souvent les autres de s’exprimer. Les bouches parlent. Les oreilles écoutent trop. Les yeux regardent partout. Et les figures centrales se taisent. Elles encaissent, jugements, interprétations... • L’intelligence artificielle devient ici un outil paradoxal : en cherchant à reproduire le réel, elle en révèle aussi les normes, les limites et les violences implicites. Il a fallu forcer l’outil, le détourner, expérimenter longuement pour produire ces images “incorrectes”, non réalistes.